Formation vétérinaire dans les camps de réfugiés sahraouis

Mise en place d’un système permanent de formation d’assistants-vétérinaires adapté au contexte local

Chez les Sahraouis, les vétérinaires bénéficiaient culturellement d’une faible considération. En raison de leur connaissance avancée des maladies animales et des systèmes d’élevage, les Bédouins ne voyaient pas la nécessité de s’adresser à des professionnels pour traiter leur cheptel.

Néanmoins, la sédentarisation forcée et le radical changement qui a suivi dans le système d’élevage traditionnel des 165’000 Sahraouis vivant aujourd’hui dans des camps de réfugiés ont conduit à une hausse des nouveaux problèmes de santé animale auxquels leurs connaissances traditionnelles ne leur permettaient pas de faire face.

Sous la supervision du Ministère de la Santé, les vétérinaires ont assumé un rôle important en matière de prise en charge sanitaire et ils ont été progressivement acceptés. Les demandes d’interventions ont peu à peu augmenté, à tel point qu’il est devenu nécessaire d’agrandir le nombre de vétérinaires initialement prévu de 14 à 44, ce qui a été réalisé grâce à la mise sur pied d’une école vétérinaire. L’école est ouverte aux hommes et aux femmes. La formation dure un semestre et son contenu est adapté au contexte local et à ses besoins. Former des assistants-vétérinaires au niveau local vise en outre à limiter l’émigration des jeunes en leur offrant des opportunités de travail au sein de la communauté.

Sara Di Lello

VSF Italie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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